L’intelligence artificielle fait partie depuis un peu plus de deux ans de notre quotidien. Pas un article ou un reportage sans que ces deux lettres ne soient citées, pas un jour sans qu’un nouvel outil n’apparaisse, pas une information reçue pour laquelle on serait tenté d’obtenir une explication par « l’IA ». Derrière cette réalité, plus question de parler au conditionnel de ce phénomène mais bien au présent, un présent pratique, ludique et parfois même addictif.
Derrière tout ceci-une réalité que peu d’entre nous peuvent envisager, celle de la demande énergique de l’utilisation mondiale des outils d’IA via les centres de données. Celle-ci sera d’environ 16% de 2023 à 2028, pour atteindre le chiffre vertigineux de 130 GW (soit la consommation annuelle d’environ 60 000 français), soit 33% de plus de plus que sur la période 2020-2023. 60% de cette croissance sont consommés par les IA génératives. Et un seul pays va absorber 70% de cette même croissance de la demande : les États-Unis. Mais un scenario raisonnable dans sa construction pourrait remettre en cause tout ceci : les goulots d’étranglement des l’infrastructure électrique et la fluidité de la chaine d’approvisionnement.
C’est donc tout un écosystème qui rassemble les opérateurs de datacenters, les fabricants de composants et de stockage, les producteurs d’électricité et les gestionnaires de réseaux qui va devoir s’unir pour pérenniser l’ensemble. Qui a dit le green IT n’était qu’un concept ?
PS : si le numérique était un pays, il émettrait autant de gaz à effet de serre (GES) que 5,5 fois la France ou que 2 fois le Canada. 😱